Mal des transports, partages trucs et astuces

Aujourd'hui je vous partage le témoignage d'Aude, membre de l'équipe Sécurange. Son fils est sujet au mal des transports depuis de nombreuses années, elle partage avec vous ses trucs et ses astuces pour gérer ça au quotidien.

Quelques infos médicales sur le mal des transports :

  • Son nom médical est cinétose ou cinépathie (et pourtant ce n’est pas du cinéma)
  • C’est le cerveau qui le provoque : pour réagir aux mouvements, notre cerveau utilise la perception visuelle (surtout par rapport à l’horizon), la perception du déplacement du corps grâce à l’oreille interne et la perception de notre corps dans l’espace ;
  • Assis en voiture, les infos reçues par le cerveau sont contradictoires : le corps ne se déplace pas, la vue perçoit elle un déplacement. L’organisme est  perturbé (le centre de l’équilibre est relié au nerf pneumogastrique) et la nausée arrive.
  • Le mal des transports est rare avant 2 ans (la vue n’est pas assez large, l’oreille interne n’est pas assez mature pour percevoir le déplacement du corps). Il est plus fréquent entre 3 ans et l’adolescence ainsi que chez les femmes (surtout enceintes puisque la perception du corps dans l’espace est perturbée).

Mal des transports, partages trucs et astuces

Mon expérience du mal des transports

Mon fils a 8 ans et demi et vomit parfois entre 2 portes sur le périph’, j’ai donc quelques petits trucs acquis au cours des années.

Il a commencé à vomir en voiture au moment de la diversification, youpi ! Aux premiers vomis, désemparée j’ai nettoyé puis renettoyé puis j’ai dû m’organiser, aujourd’hui son père et moi sommes rôdés bien que toujours dégoûtés.

Les vomis se sont intensifiés vers 3 ans, alors qu’il était face route ! Oui, d’assez rares en dos route, et plutôt en montagne, ils sont devenus fréquents. La housse de siège auto gentiment offerte par belle maman s’est vu adjoindre une copine. Pour tourner d’abord, puis pour mettre l’une sur l’autre. (Et oui comme dans son lit où alternent une alèse, un drap housse et encore une alèse et un drap housse – vous savez pour raccourcir ce moment pénible où crevé un parent change les draps au radar en pleine nuit pendant que l’autre douche le petit vomito).

Petit à petit, nous avons dû nous organiser ou plutôt organiser notre voiture (avec ce qui ressemble à un beau bazar).

Notre équipement de voiture

  • Des alèses jetables (l’enfant peut vomir dessus c’est imperméable, ça peut se trouer pour remplacer la housse d’été quand le siège est trempé…)
  • Un vieux tee-shirt du papa (ça peut se glisser autour du siège pour le protéger – quand les deux housses ont déjà morflé – « astuce » découverte lors d’une série de 6 vomis d’affilée entre Mâcon et Lyon)
  • Un plaid en polaire ça réchauffe l’hiver, ça protège les vêtements, le siège ou la banquette des éclaboussures si vous arrivez à le placer avant le(s) jet(s).
  • Du produit antibactérien et désinfectant en format pistolet, du bicarbonate, des lingettes jetables, de l’essuie-tout et des sacs poubelles.
  • Des lingettes pour lui laver le visage (Oui pour le vomi on fait une entorse à nos choix plutôt écologiques)
  • Du gel antibactérien pour les mains, les nôtres, celles qui ont du nettoyer.

Bien entendu, nous sommes équipés de protections de banquette arrière et de protections de dossier de siège avant. Vous aurez compris qu’il saute aux yeux que c’est la voiture d’une famille : siège auto-bazar-protections…

Ce que j’ai testé avec plus ou moins de succès :

  • Pas de lait/produit laitiers avant de prendre la route, ce qui semble un peu fonctionner.
  • Les bracelets d’accu pression (en vente en pharmacie) qui fonctionnent sur le 2ème (qui ne vomit qu’en face route) – entre 7 et 10 euros. Résultats aléatoires mais pas d’inconvénients.
  • Le bracelet aux huiles essentielles, si l’efficacité n’est pas nette dans mon cas, l’odeur de menthe poivrée couvre et remplace agréablement les relents qui resteraient après le pistolet désinfectant. (Attention certaines huiles essentielles sont déconseillées avant 2 ans). Entre 10 et 15 euros. (un stick d’huiles essentielles fonctionne sur une enfant de la team, à tester).
  • Le sirop qui fait dormir, le graal de l’enfant vomito, et du parent fatigué (attention pas avant 36 mois, sans abus et contrecoup l’enfant pète la forme quand vous avez fini le trajet). 7 à 9 euros (marche aussi en avion mais est refusé en bagage à main s’il est entamé)
  • L'homéopathie sans résultats sur lui, mais facile à essayer.

On me souffle que certains enfants arrivent à vomir dans un sac. Ce n'est pas le cas du mien. Nous avons testé aussi le seau (de plage qui trainait par là) mais cela n'a pas été une réussite.

Bref, je n’ai pas trouvé de solution miracle, en digne enfant de sa mère ça va mieux depuis qu’il lit en voiture (si si !) son cerveau étant occupé ça limite le risque.

CE QUE JE N'AI PAS TESTE mais que des membres de la communauté sécurange nous ont proposé 

  • Le pansement sur le nombril, aucune info scientifique là-dessus, mais cela ne coûte rien d’essayer.
  • Le persil coupé dans un mouchoir à proximité de l’enfant, l’odeur aurait un effet anti-vomi, s’il y a du persil chez mamie, c’est l’occasion de tester.
  • La bande antistatique à attacher à la voiture : elle dissiperait l’électricité statique de la voiture et l’enfant aurait moins tendance à vomir.
  • Les lunettes antivomi, oui l’enfant a l’air d’un martien ou d’une mouche quand il les porte, mais elles « permettraient de resynchroniser la vue et l’oreille interne ».
    (Pour en savoir plus sur ces lunettes)

Quelques conseils généraux :

  • Aérez la voiture
  • Faites des pauses régulières (toutes les heures idéalement) qui permettent à l’organisme de resynchroniser les yeux et l’oreille. Perdre quelques minutes pour éviter un vomi, je suis prête à tenter.
  • Pas de musique forte, de radio en fond sonore, ça va accroître la tension chez l’enfant, sauf s’il réussit à se concentrer dessus (Oui les parents vous n’aurez pas le point route mais vous écouterez en boucle le CD du petit avion qui voulait faire la course ou de la princesse du froid).
  • Privilégier l’autoroute dont les revêtements produisent moins de vibrations, votre conduite y sera aussi plus régulière.
  • Essayez de jouer avec l’enfant pour qu’il  concentre son cerveau (devinettes ou tables de multiplications, à vous de voir)
  • Suivant l'âge de l'enfant tentez les chewing-gums (je vais d’ailleurs essayer de ce pas, il sera ravi, y’en a pas chez nous), la mastication diminue la pression sur l’oreille interne.
  • Bien entendu ne le grondez pas, ce n’est pas de sa faute….
  • Et surtout, si c’est fréquent, que tout cela vous semble hyper-méga pénible, il est possible d’en parler à votre médecin qui vous prescrira un traitement adapté à prendre en prévision.   

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